I

 

 

DÈS QU’IL entendit l’appel radio réclamant du renfort, Red Markham actionna les lumières et la sirène de sa voiture de patrouille et s’engagea sur High Street. Il prit ensuite la direction du nord et longea les deux blocs d’immeubles sans prendre le temps de s’arrêter au stop afin de parvenir sur place le plus tôt possible. Puis, il s’arrêta derrière un autre véhicule de patrouille et s’extirpa de son siège. Sa haute taille lui permit de jeter un regard par-dessus le toit de la voiture de ses collègues et il comprit instantanément l’origine du problème tandis qu’il se dirigeait vers les deux policiers qui s’efforçaient de maîtriser un suspect.

— Ôtez vos sales pattes. Je ne faisais rien de mal ! beuglait l’homme à pleins poumons tout en essayant de dégager son bras de la prise que Smith y exerçait.

Il parvint à atteindre Rogers de sa main libre et continua à invectiver les policiers :

— Vous n’avez pas le droit de faire ça !

Smith réussit tant bien que mal à contenir le suspect dont la force se trouvait décuplée sous l’effet d’une drogue quelconque. De fait, quand Red croisa son regard, ses pupilles étaient dilatées et grands comme des soucoupes, ses yeux rougis et brillants d’une lueur féroce que n’aurait pas renié un chat sauvage.

— Ça suffit ! ordonna Red de sa voix la plus impérieuse quand il s’aperçut que l’homme continuait à se débattre.

— Mais file-lui un coup de Taser, nom de Dieu ! cria Rogers.

Smith était sur le point d’attraper son Taser, mais le suspect l’en empêcha en lui assenant un coup brutal sur la main. La situation menaçait de dégénérer et Red décida d’intervenir. Il s’approcha et sortit son arme à feu.

— Allonge-toi à terre et tout de suite, ordonna-t-il.

Le suspect se tourna vers lui et cessa immédiatement de s’agiter.

— J’ai dit allonge-toi à terre et tout de suite ! commanda à nouveau le policier d’un ton plus dur, dont la plupart de ses connaissances prétendaient qu’il aurait fait la fierté du plus sévère des sergents instructeurs.

Les yeux de l’homme s’écarquillèrent davantage et il s’immobilisa complètement. Puis, il se laissa tomber à plat ventre sur le sol et ne fit plus un mouvement.

— Mais qui t’es, toi ? demanda le drogué d’une voix étouffée.

Red ignora la question et continua à le tenir en joue pendant que ses deux collègues lui passaient les menottes. Il attendit que le forcené soit réduit à l’impuissance pour ranger son arme.

— Putain, je suis tombé sur la patrouille des monstres ! railla soudain l’homme à terre.

— N’aggrave pas ton cas, l’avertit Smith. Tu ne te rends pas compte à quel point tu es dans la mouise, mon gars.

Puis, il lui lut ses droits et lui recommanda fermement de conserver le silence jusqu’à nouvel ordre. Red recula et observa le suspect afin de s’assurer qu’il n’était plus en mesure de s’en prendre à nouveau à ses collègues.

— Qu’est-ce qui s’est passé ? demanda Red une fois quand il constata que le suspect avait retrouvé tout son calme.

— Aucune idée, répondit Rogers. Il avait l’air bizarre et quand je me suis arrêté pour lui demander s’il avait besoin d’aide, il a perdu les pédales.

Rogers n’avait que quelques années de plus que Red et ils avaient rejoint les forces de police de Carlisle à peu près en même temps. Cependant, Red ne le connaissait pas particulièrement en dehors du boulot, pas plus que Smith d’ailleurs. Les deux hommes étaient des gars fiables auxquels Red faisait confiance quand il avait besoin de quelqu’un pour surveiller ses arrières. Néanmoins, prétendre qu’ils étaient amis aurait été exagéré.

— Ce gars est chargé à bloc, intervint Smith.

— Les rues de la ville sont envahies par un tout nouveau truc en ce moment et c’est du costaud, précisa Rogers. Perso, c’est la deuxième fois que je vois un type dans cet état et le département en a déjà vu passer six. C’est mauvais signe et ça empire de jour en jour.

Smith se rendit compte que le suspect ne bougeait plus et, pris d’un sombre pressentiment, il se pencha vers lui. Puis, il se mit à crier :

— Merde ! Appelez vite une ambulance. Il respire à peine !

Rogers passa un appel radio et, dans les minutes qui suivirent, tous purent entendre les sirènes d’une ambulance qui se rapprochait. C’était l’un des plus gros avantages d’une ville de cette taille : le garage des ambulances n’était qu’à deux kilomètres et les sauveteurs étaient toujours sur la brèche. Red ne quitta pas le suspect des yeux au cas où il ne s’agirait que d’une comédie, mais celui-ci demeurait aussi immobile qu’une statue. L’ambulance arriva enfin et les ambulanciers prirent en charge l’homme inconscient, lui donnèrent les premiers secours avant de le déposer sur un brancard et de le porter dans l’ambulance. Rogers monta dans le véhicule tandis que Smith se préparait à les suivre avec leur voiture de patrouille. Du point de vue de Red, la situation ne paraissait pas très favorable, pas du tout même.

— Hé, mec, interpella Smith juste avant qu’ils partent. Merci pour le coup de main. Cette situation est passée de mauvaise à merdique en moins de deux secondes.

— De rien. On se verra au poste.

Les portes arrière de l’ambulance se refermèrent en un bruit sec et Smith monta dans sa voiture. Red patienta jusqu’à ce que les feux stop des deux véhicules s’éloignent avant de s’installer au volant de sa propre voiture. Il ajusta le rétroviseur en prenant garde de ne pas s’y regarder. Il évitait autant que faire se peut d’avoir à contempler son reflet dans un miroir. Il savait très bien à quoi il ressemblait et n’avait aucun besoin de se le voir rappeler. Il était cruellement conscient qu’il ne pourrait jamais se qualifier pour le moindre concours de beauté.

Ses pensées moroses furent reléguées au second plan avec un nouvel appel radio signalant une altercation au centre de loisirs. Voilà qui était nouveau. Il répondit à l’appel et fut informé qu’une ambulance et les pompiers étaient déjà en route. Quelle putain de journée ! Il se demanda pendant deux secondes si tous ces évènements n’étaient pas provoqués par la pleine lune avant de se rappeler qu’il ne croyait pas à toutes ces foutaises. Sur cette conclusion, il actionna la sirène et conduisit vers le lieu de cette nouvelle intervention.

Le centre de loisirs était abrité dans les locaux d’une ancienne école qui avait été agrandis pour l’occasion. Les parties d’origine étaient en effet très vieilles et contrastaient de façon criante avec l’aspect encore neuf des extensions plus récentes, qui avaient en outre l’avantage d’être très bien équipées. Une fois sa voiture garée à côté de l’ambulance et des véhicules de secours, il pénétra dans le bâtiment et fut dirigé vers la piscine, mais il aurait pu ignorer les indications du policier qui l’accueillit et pour deviner l’endroit précis où se rendre : il lui aurait suffi de se baser sur le nombre de personnes agglutinées près de la porte, désireux de ne pas rater une miette du spectacle. Les gens adoraient regarder.

— Excusez-moi, lança Red afin de se frayer un passage au milieu de la foule.

Quelques personnes, dont certaines étaient vêtues de maillot de bain ou de vêtements de gymnastique, se retournèrent et, comme à chaque fois qu’il était soumis au regard des autres, elles se mirent à le dévisager de cette manière très particulière qu’il avait appris à ignorer au fil du temps. Elles s’écartèrent pour le laisser passer, sans manquer d’attirer l’attention de leurs voisins en leur tapant sur l’épaule.

Red franchit la porte et son regard embrassa la scène : une femme et un jeune homme vêtu d’un minuscule maillot de bain s’affrontaient. La femme qui criait tout en essayant d’enfoncer son index dans la poitrine du jeune homme approchait la trentaine d’années, d’après les estimations de Red. Un des pompiers tentait vainement de séparer les deux protagonistes et quand il aperçut Red, il ne put s’empêcher de lui adresser un regard plein de reconnaissance.

— Quel est le problème ? demanda-t-il d’une voix dont les murs lui renvoyèrent l’écho.

La femme s’immobilisa et le gosse recula d’un pas, manquant ainsi de tomber dans la piscine.

— Il… commença la femme d’une façon hésitante.

Il lui fallut quelques secondes pour reprendre contenance et être en mesure de poursuivre :

— Il a failli tuer mon fils !

— Ce n’est pas vrai, Madame ! protesta le gamin tout en croissant les bras sur sa poitrine sculptée.

Red lui jeta un rapide coup d’œil et sentit soudain sa gorge se serrer : ce jeune homme était un magnifique représentant du genre masculin, du style à faire la couverture de tous les magazines. Il s’attarda une seconde sur cette pensée.

— Si vous aviez surveillé votre fils et aviez fait en sorte qu’il obéisse aux règles ainsi que vous étiez supposée le faire, rien de tout cela ne serait arrivé.

— Ça suffit ! Vous, ordonna Red en pointant du doigt le jeune homme, vous allez vous asseoir et vous m’attendez.

Puis, il se tourna vers la femme :

— Et vous, merci d’aller vous asseoir par là. Je viens vous voir dans une minute.

Il s’assura que lui comme elle suivent bien ses instructions et se dirigea ensuite vers l’endroit où un enfant était allongé sur le rebord de la piscine. Red nota sa peau presque bleue tandis que les deux secouristes tentaient de le réanimer. Les soins parurent inefficaces au début puis, soudain, l’enfant se mit à tousser et à recracher de l’eau, puis s’efforça de respirer. Red fit un signe à la femme et celle-ci se précipita vers son fils. L’enfant, qui avait dans les huit ans, toussa à nouveau. Les secouristes lui conseillèrent de rester calme, mais il se mit à pleurer dès qu’il vit sa mère.

— Ça va aller mieux maintenant, le rassura Arthur, l’un des secouristes. Fais juste attention à rester calme et à bien respirer.

Red avait déjà eu l’occasion de croiser Arthur et de prendre toute la mesure de sa compétence.

Le petit garçon se mit à appeler sa mère. Elle lui prit la main et chercha à l’apaiser :

— Tout va bien, mon bébé, tout va bien, lui murmura-t-elle d’une voix réconfortante.

Une fois qu’elle fut parvenue à le rasséréner, elle se confondit en remerciements auprès de toutes les personnes qui s’étaient portées au secours de son enfant.

— Nous allons l’emmener à l’hôpital afin de pouvoir le surveiller, annonça Arthur à la mère.

Celle-ci hocha la tête tout en continuant à serrer la main de son fils.

— Madame, j’aimerais m’entretenir avec vous, dit Red à la femme.

Elle hocha la tête, s’adressa à voix basse à son fils avant de se diriger vers Red.

— Que s’est-il passé ? interrogea le policier.

— Je n’en sais rien. Comme toutes les semaines, j’ai déposé Connor pour sa leçon de natation. Quand elle a été finie, lui et ses amis sont restés comme d’habitude dans le bassin pour s’amuser. Je n’ai détourné les yeux que quelques instants seulement, et brusquement, je les ai vus sortir mon fils de l’eau. J’ai alors appelé tout de suite la police.

Elle tourna la tête vers le maître-nageur, qui n’avait pas bougé d’un centimètre et qui paraissait extrêmement nerveux.

— Tout ce que je sais, c’est que rien de tout ceci ne serait arrivé si seulement il avait fait son travail, lâcha-t-elle d’un ton coléreux.

Red sortit son calepin et commença à noter ses déclarations. Il prit son nom, Mary Robinson, ainsi que son adresse et son numéro de téléphone, sa date de naissance et celle de Connor, et toutes les autres informations dont il pourrait avoir éventuellement besoin pour la suite.

— Donc, si j’ai bien compris, vous n’avez pas vu exactement ce qui s’est passé, n’est-ce pas ?

— Non, mais…

Elle commençait sans doute à se rendre compte à quel point son récit sonnait faux et elle ne cessait de jeter des regards furtifs vers son fils. Red remarqua qu’elle déployait de grands efforts pour ne pas avoir à fixer son visage, manœuvre d’évitement dont il avait malheureusement une très grande habitude.

— Bon, d’accord. Nous finirons de toute façon par découvrir ce qui s’est réellement passé.

Il la laissa rejoindre le petit garçon et se dirigea vers le maître-nageur qui s’était assis sur un des gradins au bord de la piscine, là où les spectateurs s’installaient pour voir les courses.

Red surprit la lueur d’effarement dans le regard du jeune homme tandis qu’il s’avançait vers lui. Il dut admettre que celui-ci se débrouillait mieux que la plupart des gens pour masquer la pitié qui flamba malgré tout dans ses yeux une brève seconde.

— Pouvez-vous me donner votre nom ? demanda Red afin de faire avancer les choses.

— Terry Baumgartner, répondit le jeune homme en déglutissant avec difficulté. Le gosse et ses amis étaient en train de faire les fous sur le bord de la piscine. Je leur ai dit à plusieurs reprises d’arrêter et j’étais sur le point de leur demander de s’en aller quand j’ai dû m’occuper d’une petite fille qui venait de s’approcher de mon siège. Quand j’ai pu de nouveau regarder vers eux, je l’ai aperçu sous l’eau. J’ai aussitôt plongé et Julie m’a suivi.

Il désigna d’un geste de la main une jeune femme moulée dans un maillot de bain une pièce rouge qui se tenait un peu plus loin et reprit le cours de son récit :

— C’est moi qui l’ai atteint le premier et qui l’ai sorti de l’eau. Nous avons commencé sans attendre le bouche-à-bouche et nous avons continué jusqu’à l’arrivée des secours.

— Qui les a appelés ? interrogea Red.

Un homme s’approcha :

— C’est moi, dès que je les ai entendus demander qu’on appelle le 911. Les gosses étaient en train de se chamailler et je me rappelle m’être dit que l’un d’entre eux allait finir par se blesser.

— Papa, est-ce que Connor va bien ? demanda une petite fille dans son costume de bain tout mouillé en avançant vers l’homme et en lui saisissant la main.

— Oui, mon cœur, il va bien, répondit son père tout en lui caressant les cheveux d’un geste très tendre destiné à calmer ses craintes.

Puis, il croisa alors le regard de Red, ce que très peu de personnes consentaient encore à faire.

— Terry dit la vérité : les enfants cherchaient vraiment les ennuis. Son seul tort est de ne pas avoir fichu les gosses dehors plus tôt. Mais il les a bien prévenus du danger.

Red regarda brièvement Terry, qui se contenta de hocher la tête. Son regard bleu clair laissait transparaître quelques traces d’inquiétude et son grand corps divinement sculpté parut se détendre sensiblement. Il décroisa ses bras déliés et les laissa pendre le long de ses flancs. Merde, se dit Red. Le gamin n’était pas particulièrement imposant, mais il était absolument parfait, en tout cas de son point de vue.

— Merci, conclut le policier.

Puis, il se tourna vers le père de famille afin de récupérer ses coordonnées, lui posa encore quelques questions avant de le laisser partir en lui renouvelant ses remerciements. Il s’entretint ensuite avec la maître-nageuse, Julie, qui confirma les déclarations de Terry. Red se sentit absurdement heureux de savoir qu’il ne s’agissait que d’un accident dans lequel Terry n’avait aucune responsabilité. Il discuta un peu plus tard avec le directeur du centre, lequel paraissait osciller entre inquiétude et soulagement, mais qui lui fut au final d’un grand secours.

Pendant que Red menait ses entretiens, Connor avait été conduit à l’hôpital et la foule des curieux s’était dispersée. Il était sur le point de quitter les lieux quand il aperçut Terry et Julie qui, se tenant à l’écart, discutaient avec animation. Le ton de leurs voix n’était pas aussi bas qu’ils le présumaient, car il parvint à saisir quelques bribes de leur conversation.

— Moi, j’aurais préféré mourir si une chose pareille m’était arrivé, déclarait le gosse tout en lui jetant un regard.

Red décida de ne pas relever ce commentaire, brillante démonstration que la beauté du corps ne n’allait pas toujours de pair avec la beauté du cœur, et s’avança avec précaution sur le dallage mouillé pour gagner la sortie.

Il entendit une voix l’interpeller et se tourna. Il vit Arthur s’approcher de lui. Celui-ci avait manifestement entendu lui qu’avait dit Terry.

— Ne les écoute pas. Ce môme a la profondeur d’une flaque d’eau, déclara Arthur d’une voix un peu plus forte que nécessaire, faisant ainsi cesser toutes les conversations alentour. Veux-tu nous rejoindre au Hanover Grill à la fin de ton service ? Certains d’entre nous vont s’y retrouver pour dîner et papoter. Tu sais que tu es toujours le bienvenu.

Red esquissa un début de sourire, mais, comme à l’accoutumée, il mit sa main devant sa bouche quand il sentit qu’il n’allait pas pouvoir le réprimer ; il considérait en effet que sourire n’ajoutait rien à son charme, bien au contraire.

— Merci, répondit-il simplement.

Il faillit décliner l’invitation par pur réflexe et se contenter de rentrer chez lui. Pourtant, il ne doutait pas de la sincérité d’Arthur et il pensa que, pour une fois, sortir et voir du monde lui ferait le plus grand bien.

— OK. J’essaierai de passer une fois mon service terminé et mes rapports rédigés. Mais je préfère t’avertir que je ne pourrai pas me libérer tôt.

— Aucun problème, je sais comment les choses se passent, le rassura Arthur avant s’éloigner.

Red vérifia qu’il avait bien recueilli le témoignage de toutes les personnes impliquées dans l’incident et, une fois rassuré sur ce point, il vérifia l’heure sur l’horloge accrochée au mur, lança un « Merci. » à la cantonade et quitta le centre sportif.

Dès qu’il eut poussé la porte, il vit les vans des chaînes de télévision garées devant le centre et les journalistes amassés qui attendaient dans l’espoir de décrocher un scoop. Comme il n’avait aucune intention de faire une déclaration à la presse, il ne s’attarda pas et se dirigea tout droit vers sa voiture en ignorant les reporters qui convergeaient vers lui. Son boulot était terminé ; il allait retourner au poste et laisser les instances supérieures de la police désigner leur porte-parole.

Dès son arrivée au commissariat, il informa son capitaine des deux incidents majeurs de la journée, à savoir la suspicion d’overdose et la presque noyade, sans oublier de lui signaler la présence des journalistes. Puis, il s’installa à son bureau et commença à rédiger ses rapports, qu’il parvint à boucler en une heure. Enfin, le moment était venu pour lui de mettre fin à une longue et trépidante journée dont il sortait exténué. Comme il n’était pas dans ses habitudes de discuter avec ses collègues, il prit congé de ceux qu’il croisa en leur adressant un bref signe de la tête, histoire d’être poli, et il se hâta vers la sortie.

Il était en train de quitter sa place de parking quand il se souvint de l’invitation d’Arthur. Dans la mesure où il n’avait rien d’autre prévu ce soir à part rester chez lui à regarder la télévision tout en buvant bien trop de bière, il décida d’accepter l’offre de son collègue.